Littérature

Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 12:50

 

 

L’occasion faisant le larron je peut une fois n’est pas coutume chroniquer en réunissant mes deux principales passions ; la télévision et la lecture ! Que demander de plus chers blogonautes réunionnais et autres quidams ? Vous, qui me lisez régulièrement et qui comme moi, êtes passionné d’histoire avec un grand « H », je suis heureux de vous conduire vers cette chanson moyenâgeuse qui m’a tant enivrée !  

Je suis toujours intrigué, mais aussi satisfait du hasard qui fait le plus souvent bien les choses et qui nous conduit sur les sentiers du plaisir et des rêves !

 

Autour de la Cathédrale !


17947-gf.jpgLorsque j’attends quelque part, mes pas me conduisent immanquablement vers des marchands de papiers. Non pas de ces papiers inutilement blancs attendant les caractères d’imprimerie, mais de ceux qui contiennent des histoires et que l’on appelle plus communément des livres. C’est ainsi, que je me, suis retrouver par hasard dans une boutique d’aéroport et que machinalement j’ai pris un livre dans les rayonnages, pensant, à en juger par le titre que celui-ci m’aiderait à passer un séjour agréable dans un autre pays. Bien m’en a pris ! Je suis persuadé que ce n’est pas nous qui choisissons les livres, mais ces derniers qui nous attirent.

« Les piliers de la terre » de Kent Follet, fait partie des œuvres qui nous réconcilient avec la littérature romanesque.     

« L'intrigue que nous livre l'auteur se passe dans l'Angleterre du XIIe siècle, où règnent la guerre, la famine et les seigneurs féodaux. Dans ce monde plein de haine, de cruauté, mais aussi d'amour, chacun lutte, les destins se croisent, et les cathédrales se bâtissent ».

L'œuvre de Ken Follet s'appuie sur un travail d'historien phénoménal ; à dévorer plus qu’à lire ce sont plus de mille pages qui nous accrochent et nous racontent une incroyable épopée faite de multiples rebondissements. Il est surtout a noté que le personnage principal de ce roman n’est pas un humain, mais une Cathédrale !

Kent Follet a bâti son intrigue sur un chantier et jusqu’au point final nous voyons s’élever les murs de ces messages de pierre ! Le récit nous entraine dans une sarabande de vérités historiques vécues par des personnages romanesques. Pour ma part j’y est retrouvé tout comme dans le chef-d'œuvre de Victor Hugo « Notre Dame de Paris », la passion de l’architecture médiévale et ce pourquoi il était important de sculpter dans la pierre la mémoire et les croyances des Hommes de cette période si riche en spiritualité !

Les piliers de la terre une drogue à consommer sans modération

En conclusion, ce livre est à mettre entre toutes les mains, il sera un compagnon idéal de voyage, que ce soit en avion ou bien dans les cars jaunes. Ken Follet avec cette œuvre, nous fait passer le temps et oublier le reste de la vie. Nos mains restent crispées au livre et nos yeux rougissent de trop le lire !    

 

Édition livre de poche 11Euro 50

En vente chez : Virgin mégastore

129 rue du général Leclerc Saint Denis

02 62 92 77 77

4e de couverture : « Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagé par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée…et saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promener de pendaisons en meurtres, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’eût pas de fin. »

 

La Télé américaine s’empare des Piliers de la terre !

Sutherland.jpg  Il est évident qu’une telle œuvre ne pouvait passer inaperçue et n’importe qui aurait pu déceler dans ce roman riche en personnages et en intrigues une possibilité de transposition à l’écran. Mais qui aura le courage de s’attaquer a un tel monument ? Bien sûr les Américains, mais uniquement pour la télévision, car à moins de faire comme pour « Le seigneur des anneaux », une saga de trois longs films, il n’y a guère qu’un format de série qui puisse venir à bout d’un tel chantier. Les Américains, qui sont par ailleurs quelque peu énervés par la série télévisuelle britannique « Les Tudors », se sont jetés sur ce livre comme un chien sur un os ! Alors que vont il en faire, car ce n’est pas coton d’adapter une telle œuvre. Ce roman « Les piliers de la terre » est une histoire complexe a mettre en scène, le nombre de personnages et la durée livresque de ce monument (Il faut dire que l’histoire se situe sur une durée de 30 ans) ne sont pas les moindres des difficultés.

Quoi qu'il en soit, une saga de 8 épisodes est en tournage ou est fini de tourné, la bande-annonce circule déjà sur le net en Anglais et la diffusion est prévu aux USA aux alentours de juillet de cette année. À première vue, lorsque l'on tente de deviner comment les Américains ont transposés ce livre, la bande-annonce semble nous dire que ce ne devrait pas être mal ! Mais, je vous le dis, rien ne vaut le roman et il est plus intéressant de lire avant de voir !

 

En juillet prochain, la chaine US Starz diffusera : Les Piliers de la terre (Pillars of the Earth). Adaptation du best seller éponyme de Ken Follett.

Avec un budget de près de 40 million de dollars et un casting ambitieux : Donald Sutherland, Ian McShane, Deadwood, Rufus Sewell, Sarah Parish, ou encore Matthew Macfadyen… 

      

 

 

 

Par Tesseron - Publié dans : Littérature - Communauté : TÉLÉVORS
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 10:45


La littérature de gare !

2078053895.jpgL’avantage avec l’Amérique et surtout les citoyens américains, c’est que l’on peut pérorer des heures durant sur leurs comportements. Oh rassurez-vous je ne vais pas dénigrer ce pays qui à mon sens est le seul à avoir fondé sa démocratie sur de véritables valeurs universelles. Non, ce dont j’aimerais parler c’est la manière dont la créativité américaine s’empare de l’actualité passer et à venir pour faire du bizness.

Ils sont ainsi les « amerloc », leur histoire est récente, alors ils vont puiser dans leurs anciennes racines européennes pour bâtir des phantasmes pas toujours très clairs, mais chargés d’allégories toutes plus fumeuses les unes que les autres. Le rôle d’un chroniqueur culturel est bien évidemment de voir, lire, disséquer le maximum de produits et l’on ne peut passer à côté de ceux qui sont à la mode. Eh oui que voulez-vous, même la culture à ses modes et ses saisons.

Comme un grand nombre de personnes de part  le monde j’ai dévoré le trop fameux « Da Vinci Code » et j’ai été voir le film tiré de ce « Best seller ».davincicode

En ce qui concerne le livre je dois avouer que cette fable peut sembler cohérente, mais il n’en demeure pas moins que c’est un roman de seconde zone  que l’on appelle, sans vouloir être péjoratif, « Un roman de gare » et on est vraiment très loin du chef-d’œuvre d’Umberto Eco « Le Nom de la Rose ». Quant au film à proprement parler, cela ressemble à une bonne production hollywoodienne, un peu comme si on avait voulu donner une couleur mystico ésotérique à un assemblage de « Crocodile Dundee » et d’«Indiana Jones », sans être un  chef-d’œuvre il reste  un honorable film d’aventure.

 

Maintenant la bouse !

 

le symbole perduAlors, comme je le dis bien souvent, les Américains ont l’art de faire prendre la mayonnaise et Dan Brown surfant sur un succès dans lequel il avait volontairement glissé des provocations pour attirer sur lui les sunlights, a cru bon  annoncer une suite à son roman populaire, mais pas n’importe quelle suite ! On allait voir ce qu’on allait voir ! Pendant de nombreux mois, il a laissé planer le doute et, entretenu l’imminence de révélations sur les mystères de la Franc-Maçonnerie, woua !

Je dois vous avouer que là il a fait fort le Dan, jusqu'à présent on avait coutume de dire que la plus grande officine de création publicitaire c’était l’Eglise Catholique, mais je crois que la firme « Dan Brown & compagnie » est en train d’emporter le morceau !

En effet l’Américain a transformé la littérature en une usine à produire du texte iconoclaste au kilomètre comme « Panzani » qui produit du « Spaghetti » ! Je dois avouer qu’après avoir lu « Le symbole perdu », mes bras m’en sont tombés et faute de n’avoir pu déceler de révélations, d’aucune sorte, j’ai dû avaler une suite indigeste de chapitres tous aussi mauvais les uns que les autres, une succession d’écrits collés les un aux autres et rédigé par différente mains, une sorte de littérature à trois euros six sous ! Le temps perdu à lire ce pavé ne me sera jamais remboursé, de qui se moque-t-on, comment peut-on publier un tel monceau de « Bouse ».

Le « Da Vinci Code » pouvait au moins nous faire sourire et puis il s’agissait d’une aventure somme toute crédible, mais dans « Le symbole Perdu », Dan Brown enfonce des portes ouvertes et en fait de révélations, ne fait qu’un compte rendu  de ce que nous  savons déjà : Que la constitution américaine à une base maçonnique ce qui est bien normal puisque que ce sont des francs maçons qui ont fondé cette idée d’un pays des libertés. La voilà la belle affaire

 

Je vais tuer le mystère dans l’œuf.

 

capitol_building_washington.jpgJe vais tuer le mystère dans l'œuf en vous révélant la fin du roman, peut être que cela vous évitera de dépenser de l'argent inutilement.

À la fin le méchant qui est le fils d'un des gentils (Mais celui-ci l'ignore), meurt alors qu'il voulait s'emparer du grand symbole de la Franc-Maçonnerie qu'il voulait ce tatouer au sommet du crane sur le seul endroit rester libre, son corps étant tous barioler !

Les héros forcément gentil ce retrouve sur le toit du Capitole à Washington attendant l'heure fatidique ou enfin ils vont retrouver le fameux « Symbole perdu » qui n'est rien d'autre qu'une idée que tout ce qui est en haut est en bas ! Alors, si vous avez de l'argent à perdre offrez vous ce pavé qui peut vous servir à caler un lit qui n'a que trois pieds ou bien combler un trou dans votre bibliothèque ? Sachez que toutes les allusions aux mystère maçonnique que vous trouverez dans ce livre vous pourrez les découvrir sans vous fatiguer et sans bourse déliée sur le web. Pour le reste, ce n'est que faribole et publicité à chaque page, pour des biens de consommations courantes. En effet on nomme les marques sans vergogne ce qui fait de ce livre un catalogue pour automobiles et nouvelles technologies

Une dernière question ma tarabuste : À qui, je peut m'adresser pour me faire rembourser ce bouquin qui encombre inutilement mes étagères ?

 

Conclusion : Dan Brown nous a roulé dans la farine et il va de soit que la poule aux œufs d’or n’est pas tuée. Il ne reste plus qu’a tourné le film (Le Navet), le scénario est déjà écrit. Vive la littérature !

Quant à la suite le titre est tout trouvé : Le symbole retrouvé. Mort de rire

 

 

Par Tesseron - Publié dans : Littérature
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